Vendre son vélo ou son e-bike d'occasion : faut-il vraiment un contrat ?
Mis à jour en juillet 2026 · Lecture : 4 minutes
Un vélo électrique d'occasion se vend couramment entre 1'500 et 5'000 francs en Suisse — parfois plus qu'un scooter. Pourtant, presque personne ne fait de contrat pour un vélo, alors que tout le monde en ferait un pour un scooter au même prix. Résultat : quand un problème surgit (batterie fatiguée, vélo volé, accessoires manquants), c'est parole contre parole. Voici comment vendre — ou acheter — proprement.
À partir de quel prix faire un contrat ?
Règle simple : dès quelques centaines de francs, l'écrit vaut la peine. Pour un vélo de ville à 150 francs, un échange TWINT et une poignée de main suffisent. Pour un e-bike à 3'000 francs, vendre sans contrat, c'est comme vendre une moto sur parole — personne ne le ferait.
Le point sensible n°1 : la batterie
Sur un e-bike d'occasion, la batterie concentre l'essentiel des litiges : c'est la pièce d'usure la plus chère (souvent 500 à 900 francs à remplacer). Pour vendre sereinement :
- Annoncez honnêtement l'âge de la batterie et, si possible, son nombre de cycles de charge (lisible chez certains revendeurs ou via l'application du fabricant) ;
- Décrivez l'autonomie réelle constatée, pas celle du catalogue ;
- Notez ces informations dans le contrat, section description : un acheteur qui a signé « batterie d'origine 2022, autonomie constatée ~60 km » ne pourra pas prétendre le contraire six mois plus tard.
25 km/h ou 45 km/h : deux mondes différents
- E-bike 25 km/h (assistance standard) : pas de plaque, pas d'immatriculation — la vente est aussi simple que celle d'un vélo classique ;
- E-bike rapide 45 km/h : il est assimilé à un cyclomoteur — plaque jaune, assurance RC liée à la plaque, permis (catégorie M au minimum) et casque obligatoires. À la vente, l'acheteur devra faire ses propres démarches d'immatriculation ; précisez dans le contrat si la plaque est cédée ou non (en principe, le vendeur garde et résilie sa plaque, comme pour une voiture).
Contre le vol : le numéro de cadre
Le marché du vélo d'occasion est malheureusement le débouché principal des vélos volés. Protégez-vous des deux côtés :
- Vendeur : notez le numéro de cadre dans le contrat — vous prouvez ainsi que vous avez vendu ce vélo, à cette personne, à cette date ;
- Acheteur : demandez la preuve d'achat d'origine ou, à défaut, exigez le contrat avec l'identité complète du vendeur. Quelqu'un qui refuse de mettre son nom sur un papier pour un vélo à 3'000 francs a probablement une bonne raison de refuser — et c'est une raison de partir.
Le mode « Objet » est fait pour ça
Description libre (batterie, numéro de cadre, état), accessoires, prix : contrat prêt à signer en 2 minutes — CHF 5.–
Générer mon contrat →Les accessoires : tout lister
Chargeur (indispensable !), clés de la batterie et de l'antivol, deuxième batterie, sacoches, porte-bébé, compteur… Sur un e-bike, les accessoires représentent vite plusieurs centaines de francs. La règle est la même que pour une voiture : ce qui n'est pas écrit dans le contrat n'est pas dû. Un chargeur « oublié » après la vente, c'est 100 à 200 francs de discorde.
Paiement et remise
Les règles anti-arnaques habituelles : TWINT vérifié sur votre propre téléphone ou espèces comptées ensemble, remise du vélo, des clés et des accessoires uniquement une fois l'argent reçu. Et pour l'essai avant achat : gardez une pièce d'identité ou une caution pendant que l'acheteur roule — un vélo, ça part vite.
Contenu indicatif, ne remplace pas un conseil juridique professionnel.