Une résiliation ratée ne se rattrape pas : elle produit effet au terme suivant, soit trois mois
à un an de loyer ou de prime en plus. Trois erreurs reviennent sans cesse, et aucune n'a de
rapport avec la rédaction de la lettre elle-même.
- La lettre est postée à temps, mais reçue trop tard
- Le délai court jusqu'à la réception par le destinataire, pas jusqu'au cachet postal. Un envoi déposé l'avant-veille du terme arrive après. Comptez large, et gardez le récépissé du recommandé : c'est votre seule preuve.
- Un seul époux a signé
- Si le logement sert de logement de famille, l'art. 266m CO exige le consentement exprès du conjoint ou du partenaire enregistré. Une lettre signée par une seule personne est nulle. Même règle pour les colocataires cotitulaires du bail : toutes les signatures figurant sur le contrat doivent figurer sur la résiliation.
- La date de sortie ne correspond à aucun terme
- L'art. 266c CO fixe un préavis de trois mois pour le terme prévu par l'usage local ou, à défaut, la fin d'un trimestre de bail. En Suisse romande, les termes usuels sont généralement le 31 mars, le 30 juin et le 30 septembre. Un congé donné pour une autre date n'est pas nul : selon l'art. 266a al. 2 CO, il produit simplement effet au prochain terme utile — vous payez donc plus longtemps que prévu.